La première et la seule recommandation est de ne jamais boire l'eau des robinets des toilettes et des salles d'eau des hôtels ou des guesthouses, qui provient de cuves stockées sur les toits et remplies à certains endroits avec l'eau du ruisseau, c'est à dire, à Leh, avec le ruisseau qui sert d'égout.
 A part cela, l'eau est bonne partout au Ladakh.
Leh a de l' eau de source, complétée par de profonds forages pour pallier à l'augmentation explosive de la population et du tourisme. Cette eau est aujourd'hui distribuée par des camions-citernes auxquels tous - particuliers, hôtels et restaurants - viennent remplir leurs bidons. Jusqu'en 1996, les porteurs d'eau allaient remplir des petits bidons métalliques carrés de 20l à une source en haut de la ville et dévalaient ensuite la rue principale en retenant de leur mieux leur carriole délabrée dont chaque roue avait une direction et une inclinaison différentes.
Cette eau est bonne et parfaitement potable.

En dehors de Leh, les villages de montagne utilisent l'eau des torrents de fonte de glaciers, qui sert à l'arrosage et à la cuisine. Cette eau doit rester potable :
Ne pas s'y laver, ne pas y laver son linge ou sa vaisselle, ne pas la polluer. Les habitants des villages ont délimité les endroits réservés à l'eau potable et ceux réservés au lavage. Il faut se renseigner auprès d'eux.
Je n'ai jamais eu d'ennui avec l'eau des rivières, elle est bonne ... et il n'y en a pas d'autre !

Enfin, à Leh, dans tous les villages du bord de la route et aux étapes des treks les plus fréquentés, on trouve de l'eau en bouteille.
"Aquafina" et "Kinley" distribués par pepsi-cola et coca-cola sont aujourd'hui concurrencés par plusieurs marques indiennes.
Toutes ces eaux sont traitées pour donner de l'eau potable "drinking water". Elles sont amenées au Ladakh par des centaines de camions à travers l'Himalaya.
Pour éviter cela, il faut préférer La seule eau minérale "mineral water" "LADAKH INDUS" puisée à 200 m de profondeur au dessus de Leh.



Attention aux capsules métalliques (utilisées en France pour les eaux gazeuses), car de petits futés re-remplissent des bouteilles vides et resserrent parfaitement la capsule. Après quelques jours au soleil, on boit alors un véritable concentré de bouillon de culture. Les effets sur l'intestin sont immédiats et mémorables !
A côté de l'eau, on trouve aussi quantité de sodas. La liste des boissons gazeuses sucrées ne cesse de s'allonger. Après Coca et Pepsi, on trouve : Limca, Fanta, Mirinda, Thumps up, Sprite, Kinley, etc. Toutefois, les procédés de fabrication laissent à désirer si l'on en juge par ces publications :
http://anfocus.info/article/un-rapport-revele-pesticides-dans-certaines-boissons-gazeuses-vendues-en-inde ou bien http://bf.9vegetarien.free.fr/9vandanashivacoca.htm
D'autre part, la boisson la plus consommée par la population est le "gurgur tcha", que les Ladakhis appellent "ladakhi tea" et les Tibétains "tibetan tea". Il s'agit de thé longuement bouilli dans un chaudron, mélangé ensuite à du beurre dit "de yak" et à du sel dans une baratte cylindrique spéciale appelée "gourgour". Il se boit à tout moment de la journée, du petit déjeuner au souper.
L'autre boisson populaire est le "tchang" : une préparation d'orge fermentée, peu alcoolisée, qui ressemble beaucoup au cidre. La fermentation dure de un à trois mois.
Dans les villages de montagne, il est beaucoup plus facile de trouver du tchang. Tout le monde en fait. A cause de la durée de la fermentation, on peut avoir la malchance de tomber sur une famille qui n'a pas de tchang prêt le jour où l'on passe, mais c'est rare. Ils se laissent rarement prendre de court !
A Leh, une seule boutique vend de l'alcool que l'on le cache sous sa veste. On ne se promène jamais avec une bouteille de rhum ou de whisky à la main.