Au sujet de l'hébergement, il faut aussi séparer Leh du reste du Ladakh.

Leh devient en été un hôtel géant qui loge 3 fois plus de touristes qu'il n'y a d'habitants. Et malgré ces hôtels et ces guesthouses, il n'est pas toujours facile de trouver une chambre à l'improviste, surtout entre le 14 juillet et le 20 août. Le confort reste moyen, l'hôtel est un endroit où l'on va seulement dormir.
Depuis 2007 et 2008, de nouveaux hôtels de grand luxe ont été construits ou sont en construction à la périphérie de la ville. Les habitants voient d'un mauvais oeil les salles de bain avec baignoire dont est dotée chaque chambre, alors qu'ils ont de plus en plus de difficultés à avoir de l'eau pour eux-même, qu'il s'agisse d'eau potable ou d'eau d'arrosage.
En dehors de Leh,
les guesthouses dans les villages disparaissent pour être remplacées par des homestays.
Quelles différences ? Seuls changent l'appellation et le prix.
Lancées par des associations locales, ces homestays louent un matelas par terre pour la nuit pour 300 à 1000 Rs par personne (en 2013). C'est une mine d'or sur laquelle (presque) tout le monde s'est jeté.
A l'origine, ces associations avaient deux buts :
1 - faire découvrir la vie quotidienne des Ladakhis en retenant les touristes quelques jours dans ces homestays : home = maison, et stay = rester. Le prix correspondait à une ... pension complète ... par personne. Certains respectent cette règle, d'autres non. Les trekkeurs ne font que passer. C'est pourquoi ce prix est excessif et ne correspond pas aux prestations fournies. Payer 800 Rs pour deux personnes dépasse largement ce que l'on peut payer à Leh pour le même service.
2 - permettre aux habitants d'obtenir de l'argent en contrepartie duquel ils s'engagent à ne plus tuer les léopards des neiges qui traquent leurs troupeaux en hiver. Ce léopard est en voie de disparition. L'argent gagné sert à payer les chêvres ou les brebis mangées par le léopard.
Accréditées par ces associations, les homestays ont proliféré et on ne trouve quasiment plus que des homestays en dehors des villes. (En ville, on peut difficilement prétexter des attaques de léopards !)
Avec l'extension du réseau routier, les monastères reçoivent des visites dans la journée, mais sont de moins en moins sollicités pour passer la nuit. Très peu ont conservé le dortoir pour les visiteurs (Likir, Ridzong:en très mauvais état).
On trouve la liste des hôtels et guesthouses du Ladakh, ainsi que les prix en pension complète, demi-pension ou chambre seule sur la page du site officiel de Leh.