voir aussi cette page très documentée sur les problèmes de santé en altitude : http://www.zonehimalaya.net/Expedition/altitude.htm

Il n'y a aucun vaccin obligatoire pour l'Inde, ni pour le Ladakh.

Le Ladakh est une région saine, à l'abri des microbes et des virus jusqu'à présent. Il n'y a ni paludisme, ni choléra , ni polio, ni vache folle ! (à lire au sujet du choléra)

Les risques pour la santé sont surtout liés à l'altitude et au soleil.
- D'abord, l'altitude peut provoquer le mal des montagnes chez les individus prédisposés. Leh est à plus de 3500 m, et l'accès au Ladakh par la route passe à 5400m au Taglang La.
- Ensuite, le soleil est extrêmement violent et une insolation s'attrape en quelques heures au début d'un trek. Le chapeau est le médicament simple et parfaitement efficace. Les yeux sensibles ne pourront pas se passer de lunettes de soleil.

Le mal des montagnes :
Le mal des montagnes peut survenir à partir de 3000 m. La diminution de la pression atmosphérique, due à l'altitude, diminue le passage de l'oxygène dans le sang au niveau des alvéoles des poumons. Tout l'organisme est en manque du carburant essentiel : l'oxygène. Il s'en suit une augmentation du rythme cardiaque pour accélérer la récolte des molécules d'oxygène par les globules rouges.

Il y a trois stades d'évolution pour ce mal qui peut devenir mortel si l'on n'y remédie pas à temps.
Premier stade :
Une fatigue anormale, des nausées et des maux de tête plus ou moins importants, parfois les jambes et les mains sont gonflées.
Remède : redescendre, et passer la nuit à la même altitude que la veille, ou au maximum 500 m plus haut.
Second stade :
Un essoufflement même au repos, une oppression thoracique ainsi que des « gargouillis » dans la respiration. C'est l'oedème pulmonaire. A ce stade le malheureux trekkeur pourra souffrir également d'arythmie cardiaque.
Remède : Redescendre immédiatement et consulter un médecin. Un oedème pulmonaire non traité peut entraîner la mort.
Troisième stade :
Aux symptômes présentés dans ces deux premiers stades s'ajoutent des troubles de la coordination suivis de coma.
Remède : redescendre le malade immédiatement et le faire hospitaliser d'urgence.

Il n'y a pas d'hôpital au Zanskar (le plus proche se trouve à Leh), et seul Padum est équipé d'un dispensaire. Aussi la prévention du mal des montagnes est indispensable.

Le meilleur moyen de combattre le mal des montagnes est : le temps !
Le temps de permettre au corps de répondre au manque d'oxygène
en multipliant ses globules rouges.


Il est recommandé de passer au minimum trois jours entre 3000 m et 3500 m sans activité physique brusque : petites promenades à pas tranquilles.Il faut également penser à boire beaucoup d'eau.
Si vous craignez de subir ce mal des montagnes, il est préférable de faire le trajet Delhi-Leh en avion. L'hôpital de Leh est bien équipé pour traiter ce mal. En venant par la route, vous devrez passer deux jours avec des cols à 4000 et 5000 mètres sans possibilité de vous faire soigner. Les symptômes se déclenchent souvent le deuxième jour.
Au retour par la route, vous serez complètement acclimaté, et vous pourrez profiter des paysages en toute sérénité.


Trois signes permettent de penser que l'acclimatation est terminée pour l'altitude à laquelle on se trouve.  Avant de partir pour aller plus haut, il faut :

avoir retrouvé un pouls normal au réveil, 
avoir retrouvé l'appétit et 
un bon sommeil,
(les somnifères sont à proscrire car ils peuvent masquer d'autres symptômes)

Pour avoir voulu partir trop tôt des quantités de groupes sont obligés d'interrompre leur trek. La surenchère des voyagistes qui proposent toujours plus dans un délai toujours plus court trouve ici ses limites. Un repos de 24h en arrivant à Leh, avant de partir au Tso Kar ou au Tsomo Riri n'est pas suffisant.

Le Diamox est un médicament qui aide à supporter le mal de l'altitude, mais il n'est pas anodin et on ne conseille pas de le prendre sur de longues périodes, c'est à dire plus de huit jours.

Autre conséquence de l'altitude moins grave mais néanmoins gênante, les caries. Les hauteurs réveillent de vieilles douleurs que la peur du dentiste avait calmées, un examen dentaire avant le départ serait bienvenu.

Le Ladakh et le Zanskar sont particulièrement arides. La poussière et la sécheresse de l'air fragilisent vos muqueuses. Les saignements de nez sont fréquents. Prévoir du coton coagulant.
Garder à l'esprit que :
- Pour aller au Ladakh, il faut passer par l'Inde véritable, surpeuplée et polluée. Ne jamais oublier que l'eau potable est rare en Inde, aussi la vaisselle et la cuisine sont souvent faites avec de l'eau non potable. Il faut donc prendre plus de précautions en traversant l'Inde chaude.
- L'hiver est très froid au Ladakh, et en dehors de quelques hôtels à Leh, il faudra supporter le froid jour et nuit. C'est un froid sec, qui se supporte facilement dans la journée au soleil, mais qui fatigue l'organisme à la longue.
On peut noter que beaucoup de Ladakhis ont des problèmes pulmonaires à cause du froid et de la fumée de bouse de yak qui brûle dans la cuisine pendant l'hiver pour garder le thé au chaud.