![]() |
1 - La Ville de P A D U M |
Depuis le 31 octobre 2019, l'ancien royaume "Zanskar" est devenu le sous-district "Padum" du district "Kargil" du nouveau "Union Territory" (Territoire de l'Union) : "Ladakh". En effet :
A cette date, l'état : "Jammu&Kashmir" fut partagé en deux UT : "Jammu&Kashmir" d'une part et "Ladakh" d'autre part. Le Ladakh comprend deux districts : "Leh" et "Kargil" qui ont le nom de leur chef-lieu.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Premier chorten-passage sur notre chemin | Mandala au plafond sous le chorten | Détail du centre du mandala | Lion sur une face du chorten, avec l'oiseau, le cheval et l'homme-oiseau |
![]() |
![]() |
![]() |
Deuxième chorten-passage moins bien conservé | Détail des fresques avec une Dakini dansant en s'accompagnant d'un damaru | Chorten récent près du sommet avec une large vue sur la plaine |
L E S 5 D H Y A N I S B O U D D H A S | |||
Près de la rivière Tsarap, un très gros bloc a été sculpté des 5 Dhyanis Bouddhas, d'une esquisse de Maitreya et de nombreux chortens.
Un sentier de dalles rouges a été aménagé pour faire le tour de ce bloc, mais rien n'indique comment y arriver. Depuis "la nouvelle ville", il faut reprendre la route vers le vieux Padum en passant devant la belle mosquée, malheureusement entourée d'un haut mur aujourd'hui, puis repasser devant les huit chortens vus plus haut. Il faut continuer sur quelques dizaines de mètres et prendre la première rue goudronnée sur la gauche. On traverse des bâtiments administratifs aux toits verts, et quand la rue tourne franchement à gauche vers les champs, continuer tout droit sur un chemin de terre. Sans s'approcher d'une ferme, partir sur la droite vers la rivière pour apercevoir le dallage rouge et le rocher. | |||
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
La vieille mosquée sunnite | Le grand rocher des 5 Dhyanis Bouddhas et Maitreya debout | Plaque de présentation | Buste du Maitreya debout |
s T A G R I M O * G O N P A |
Les monastères drukpas du Ladakh suivent tous le bouddhisme drukpa tibétain de Hémis gonpa,
sauf le spectaculaire gonpa de Stakna qui suit les règles du bouddhisme drukpa du Bhoutan.
Tous les monastères drukpas du Zanskar sont rattachés au gonpa de Stakna.
C'est pour cette raison que le "Lama barbu" est aussi représenté à Sani. Toute sa vie est racontée ICI.
Sengge Dongma, la Dakini bleue à tête de lion, a révélé à Padmasambhava le fameux mantra
"om mani padmé houng"
que lui avait confié Avalokiteshvara.
Et la Dakini rouge Yeshe Tsogyal conserva pendant des siècles l'enseignement oral du Bardo Thödol,
le Livre des Morts Tibétain, que lui avait enseigné Padmasambhava.
2 - S A N I : le gonpa, le lac, la nonnerie |
3 - D Z O N G K H U L : le gonpa |
![]() |
Dzongkhul gonpa a été construit devant la grotte de méditation de Naropa, ce qui explique sa situation excentrée à l'écart de la vallée principale.
Cette grotte conserve les empreintes des pieds de Naropa et une deuxième grotte abrite une source sacrée. <-- En cliquant sur cette image, une flèche dans le haut de la falaise indique une troisième grotte qui mérite une visite en récompense d'une rude montée ! |
|
![]() |
Le Mahasiddha Naropa (946-1041, ou 1016-1100), fils du roi du Bengale, devait devenir roi. Mais devenu très tôt un grand érudit, il consacra sa vie - à l'étude dans la célèbre université de Nalanda, puis - à la recherche spirituelle auprès du maître Tilopa.
à relire ici |
![]() |
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
4 - T U N G R I : la nonnerie |
![]() |
![]() |
![]() |
||
Dakini : Yeshé Tsogyal | Avalokiteshvara | Padmasambhava |
5 - Entre TUNGRI et KARSHA
Dzong Bhao - Phagspa - Dorje Dzong - Hongshed |
D Z O N G B H A O |
Juste après Tahan, ce panneau signale la proximité de Dzong Bhao, |
![]() |
et la flèche sur cette pierre au bord de la route indique le départ de l'ascension vers la grotte. |
![]() |
Noter que les marques de peinture blanche se lisent : "dzong.bha.o", en tibétain (et en ladakhi). |
D O R J E D Z O N G |
H O N G C H E T |
Dans ce vallon, comme dans tous les endroits humides du Zanskar, poussent les pélargoniums. | ![]() |
![]() |
Cette espèce fait partie de la famille des géraniums. Il existe un très grand nombre d'espèces sauvages et encore plus d'espèces hybridées par les horticulteurs. |
![]() |
Il faut repérer ce petit latho en équilibre sur son rocher, au niveau des dernières maisons, tout en haut du village. Sur le rocher, on voit de très vieilles gravures : deux chasseurs à l'arc et plusieurs ibex (famille du bouquetin) |
![]() |
![]() |
6 - K A R S H A : la nonnerie et le gonpa |
![]() |
![]() |
![]() |
- - - Pour en voir plus, sur cette page : Serge Mathieu affiche ses photos du temple du village, des ruines du château au dessus de la nonnerie, et de l'intérieur du temple de Chuchikjal dans l'enceinte de la nonnerie. |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Vue d'ensemble du monastère. | Le vieux temple du mandala. | Vieille fresque retouchée. | Rare mandala en 3 dimentions |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
Autour de la fête, 2015. | Danses 2015. | Danses 2017. | Concentration des chapeaux noirs avant la danse (2017). |
|
- - - |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
- - - |
Parmi les fresques peintes sur les murs des monastères, on trouvera souvent PALDEN LHAMO couleur bleu très foncé assise en amazone sur sa mule couleur claire. Son visage effrayant a une dentition de carnassier, elle a un troisième oeil sur le front. La légende qui l'entoure est aussi effrayante : Le roi des démons, un ignoble mécréant, avait décidé d'éliminer le bouddhisme et tous les bouddhistes. Palden Lhamo l'épouse pensant le changer. En vain. Elle pense alors qu'un enfant pourrait avoir plus d'effet. Mais, en grandissant, l'enfant devient comme son père. Elle décide alors de tuer son fils. |
Il y a dans ce monastère une chose rare et presque inimaginable :
un moine qui s'est auto-momifié.
Cette pratique était répandue auprès des moines du Japon et un peu au Tibet.
Ils mourraient de faim très lentement afin d'atteindre la plus haute forme d'illumination en mangeant uniquement un régime à base d'arbres, ingérant des racines, des noix et des herbes afin d'épuiser complètement leurs réserves de graisse.
Ce processus pouvait durer de plusieurs mois à dix ans, période au cours de laquelle on pensait que
les moines ingéraient des noix vénéneuses de cycadacées et de la sève d'arbre de laque qui facilitaient les vomissements.
Ils éliminaient ainsi l'humidité du corps ce qui dissuadait les insectes carnivores, après la mort.
Au moment de la mort du moine, le corps était tellement dépourvu de graisse et les organes tellement rétrécis que le corps desséché ne se décomposait pas, conservant ainsi sa forme physique et commençant le processus déconcertant de la momification naturelle.
![]() |
Le chorten dans lequel se trouvait cette momie s'étant trop dégradé, il a fallu enlever la momie pour le remettre à neuf.
Ça s'est passé en 2015. Ce fut l'occasion d'avoir une photo entière de cette momie désséchée, mais toujours solide et en bon état. Ces photos se trouvent sur ce site de Serge Mathieu. Pour avoir plus de renseignements sur ces momies, il faut aller là |
![]() |
7 - P I S H U |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
La passerelle à gauche a été emportée le 7 mai 2015. Les photos suivantes de 2017 montrent la construction d'un solide pont routier. La traversée était plutôt acrobatique pour les piétons à cette date. On voit une partie de l'ancienne passerelle,qui a été suspendue provisoirement sous le pont en construction.
Le nouveau pont a été inauguré le 20 janvier 2021. - - - |
8 - Z A N G L A : la nonnerie et le palais |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
TS'A-TS'A
(prononcer ts'a-ts'a, légèrement expiré)
Les moines prient pendant plusieurs jours, avant que le corps du défunt soit amené et déposé
dans un "rokhang" pour y être brûlé.
Les moines commencent alors une longue cérémonie de prières au cours de laquelle
ils bénissent des graines, des huiles et des herbes
que des assistants jettent dans le feu.
Le quatrième jour, le rokhang est vidé, nettoyé et repeint. Les moines fabriquent des "ts'a-ts'a" : petits chortens ou moulages de divinités, faits avec un fragment d'os pulvérisé du défunt, mélangé à la poussière de cinq métaux et à de l'argile.
Ces rituels très précis sont détaillés dans "Death customs in Ladakh" de Martin Brauen.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
façade du palais en 2005 | façade du palais en 2012 | entrée du palais en 2005. | entrée du palais en 2017. |
- - - |
Voici quelques détails sur le passage au Ladakh de
Alexandre Csoma de Körös
ou Sándor Kőrösi Csoma
27 mars 1784 naissance à Körös (Hongrie)- 11 avril 1842 mort de la malaria à Darjeeling (Inde)
Obsédé par la recherche de l'origine de la langue hongroise, sans aucun équivalent en Europe, il quitte Ayud (Roumanie) en novembre 1819 et parcourt : Bulgarie, Egypte, Liban, Irak, Iran, Ouzbekistan, Afghanistan, Pakistan, avant d'arriver à Srinagar (Khashmir) le 18 mai 1822.
Il rencontre là William Moorcroft qui le persuade de commencer par étudier le tibétain.
- - -
Le 19 juin 1823, il est à Leh, et le 26 juin à Zangla où
il est reçu par les moines hébergés au Palais de Zangla (le "Old Palace" aujourd'hui).
Il travaille jour et nuit, aidé par un moine. En octobre 1824, il rend son rapport aux Anglais à Sabathu (HP).
- - -
L'été 1825 le revoit au Zanskar et en novembre 1825, il s'installe au gonpa de Phuktal
où il (?) laisse cette pierre :
- - -
Il est à Kanan (Kinnaur) en été 1827, et rédige une grammaire tibétaine jusqu'en octobre 1830.
En 1831, il se rend à Calcutta avec
le premier dictionnaire tibétain-anglais et la première grammaire tibétaine qui seront publiés en 1834.
Il fait l'analyse du Khangyur (108 volumes) et du Tangyur (225 volumes) qu'il publie en 1836.
Ensuite, il parcourt l'Inde et apprend l'Hindi, le Sanskrit, le Bengali, le Marathi, et devient bibliothécaire à Calcutta. Il lit et écrit alors 20 langues.
Il démissionne en mai 1841 pour rejoindre l'Asie Centrale et reprendre sa recherche du hongrois.
Il part le 9 février 1842, mais s'arrête à Darjeeling touché par la malaria. Il y meurt le 11 avril.
- - -
(ces infos sont extraites de : Ce livre, p:73, et de : wikipedia)
(à savoir : le nombre d'accès au livre est limité (à : ?), puis il n'y aura que des pages blanches sur ce sujet.)
Et voici les vues de dessus : | |||
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
En agrandissant la photo de droite,on voit un empilement de 3 pierres | le "chorten secret" | ||
qui n'existait pas avant : quelqu'un est donc passé par là ! | avant et après réparation du toit | ||
photo du 19/09/2018 | Quentin Devers en 2010 | Serge Mathieu en 2018 |
On pourrait penser que l'adjectif 'secret' qui sert à nommer ce chorten, s'applique à la difficulté de le découvrir.
En réalité, on devine très vite que le véritable secret, ce sont les peintures que l'on découvre à l'intérieur ? (Toutes les photos qui suivent appartiennent à Serge Mathieu et sont visibles sur son blog) |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
9 - s T O N G D E gonpa |
P A D M A S A M B H A V A
(couramment appelé Guru Rinpoche par les tibétains et les ladakhis)
Ce maître bouddhiste vénéré comme un second Bhouddha a vécu au VIIIèmes. (717?-762?).
Sa vie est connue par une longue et riche légende : trouvé dans le lac Dhanakhosha sur une fleur de lotus
(d'où son nom sanscrit : padma = fleur de lotus, et sambhava = né de)
dans la vallée de Swat, aujourd'hui au nord du Pakistan, il fut aussitôt adopté par le roi.
. . .
Plus tard, on le retrouve dans l'Himachal Pradesh à Rewalsar, près de Mandi.
Il a beaucoup étudié et beaucoup appris, et diffuse les enseignements de Bouddha partout où il passe.
Là, il a comme disciple la princesse Mandarava, fille du roi de Mandi, qui, irrité par cette dévotion,
ordonne de les brûler.
Le bûcher en feu se transforme alors en lac : la légende du lac (tso) du lotus (péma) est née !
Ce lac sacré est l'objet de pèlerinages pour les bouddhistes autant que pour les Sikhs et les Hindous.
. . .
Sa renommée atteint le Tibet, et le roi l'invite à Lhassa et lui offre sa femme, la dakini "Yeshe Tsogyal".
Il devait exterminer les démons qui hantaient le pays, mais au lieu de celà,
il les convertit et en fait les protecteurs du Dharma.
Il crée ensuite le premier monastère bouddhiste à Samyé, qui reçoit ses premiers disciples.
Les tenants de l'ancienne religion Bön combattront longtemps ces nouveaux bouddhistes.
(Ce résumé est un mixage des articles de Wikipedia
et de Omalaya Travel)
Au Tibet, Guru Rinpoché connut une forte popularité, forma des lamas et eut beaucoup de fidèles.
Excédé, un prêtre de l'ancien culte Bonpa le tua, et brula tous ses documents : textes rares et traductions.
Il fut arrêté et décapité. (extrait de "La dernière fois que j'ai vu le Tibet", 10/1975, de Bimal Deh)
![]() |
|
![]() |
(s)TONGDE GONPA (3791m)
a été fondé vers 1054 par le Lama MARPA de la lignée Karma Kagyu et le gonpa s'est appelé Marpaling.
(Depuis le XVème siècle, le gonpa est rattaché aux bonnets jaunes guélugpa et s'appelle : "Lekshedling".)
Pour info :
La lignée Karma Kagyu, dont tous les enseignements sont transmis oralement,
commence avec le grand yogi indien Tilopa (988-1069),
qui a pour disciple Naropa (1016-1100), qui a pour disciple MARPA (1012-1097),
qui a pour disciple Milarepa (1053-1135), qui a pour disciple Gampopa (1079-1135),
qui a pour disciple le 1er Karmapa, Dusum Khyenpa, (1110-1193),
dont toutes les réincarnations se succèdent jusqu'à l'actuel :
17ème Karmapa, Orgyen Trinley Dorjé, (né le 06/05/1983).
Il vit actuellement au monatère de Gyuto, près de Dharamsala.
source Internet : lignée Karma Kagyu
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Les danseurs descendent sur la piste. | . |
. . . | |||
jour 1: 12/07/2017 | |||
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
jour 2: 13/07/2017 | |||
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
* * * | ||
Il y a d'autres choses qui méritent d'être vues, car le monastère comporte de nombreuses salles sur plusieurs niveaux.
Parmi elles, un temple est entièrement consacré à Palden Lhamo. Il est ouvert le jour du festival, et un autre est consacré à MARPA, le fondateur du premier temple. - - - | ||
Dans le gonpa, on a pu voir cette très belle statue de Chenrezig avec 13 têtes et mille mains. |
Pendant le festival, un yak a été amené dans la cour du gonpa pour être béni. Un mauvais moment à passer, mais ensuite il restera libre jusqu'à la fin de ses jours. |
On voit deux très vieilles statues de pierre (dont celle-ci) en montant au monastère par la piste qui contourne la colline. |
![]() |
![]() |
![]() |