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Découverte des paysages et des villages
Le Kardong La (18380 pieds, 5620 m).
Du sable et des galets.
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Les villages de la vallée de la Shyok.
Les villages de la vallée de la Nubra.
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1 - Généralités.
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La vallée de la Nubra est le point le plus au nord de l'Inde,
à 2500 km du cap Comorin, l'extrémité sud de l'Inde. Cette large vallée
à fond plat est à 3000m au dessus du niveau de la mer, soit 500 m
de moins que la vallée de l'Indus à Leh. Les températures y sont donc
plus élevées. Son surnom de " Vallée Interdite" vient
du fait que l'armée a interdit tout accès à quiconque jusqu'en 1995 pour
deux bonnes raisons :
1 - il a fallu arrêter l'armée chinoise à l'est qui
après avoir envahi le Tibet, a aussi envahi les hauts plateaux
ladakhis du Chang Tang,
2 - il faut arrêter l'armée pakistanaise à l'ouest qui
après avoir envahi le Baltistan, occupe la vallée de la Shyok et
le glacier du Siachen dans la haute vallée de la Nubra.
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2 - La plus haute route du monde.
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Au départ de Leh, à 3515 m, la route s'élève dans le paysage désertique
propre à tout le Ladakh. Elle va monter jusqu'au Kardong La
("La" = col) qui culmine à 5602 m. Le panorama est
grandiose, la démesure des chaînes montagneuses himalayennes laisse le
voyageur pantois et béat.
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Au col. une courte pause permet de prendre une photo et de boire un thé
chaud. Mais, à cette altitude, certains préfèrent revenir
s'asseoir dans le bus en espérant qu'il reparte le plus tôt possible. Car le
mal des montagnes, ou mal de l'altitude, provoque des maux de tête qui
heureusement disparaissent dès que l'on perd de l'altitude.
C'est ensuite la longue descente vers la Nubra. Malgré son
altitude, ce col est le seul à rester praticable toute l'année, car
les chutes de neige sont ici très faibles à cause de l'extrême sécheresse
de l'air. Il ne reste jamais fermé plus de deux ou trois jours.
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3 - Déserts et chameaux.
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Après 8 heures de route (pause repas, pause tchaï, arrêt check
post compris), le bus roule enfin à plat au fond de la vallée au
milieu d'un surprenant désert de galets ronds.
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Cet endroit est le confluent de deux rivières : la Siachen river
et la Shyok, toutes deux issues des glaciers qui descendent du K2
(le 2ème sommet du monde à 8611 m.).
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La chaîne du Karakoram sépare la Nubra des grands déserts
d'Asie centrale : Taklamakan et Gobi. Mais déjà on peut
traverser de petits déserts de pierres ou de sable. Le col du Karakoram
(5600 m) sépare la piste principale de la route de la soie du Cachemire.
En effet, il suffit de suivre la Nubra puis la Shyok pour arriver à
l'Indus sans franchir d'autre col.
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Quand la Chine a envahi le Tibet en 1950, elle a aussi envahi la
région désertique du Sinkiang au nord du Karakoram. Toutes ces
frontières se sont brusquement fermées, et les caravanes qui étaient
en route sont restées bloquées au retour au pied du Karakoram.
Les magnifiques chameaux de Bactriane n'ont jamais pu rejoindre le
désert de Gobi, et coulent des jours tranquilles sur le sable de
la Nubra.
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voir d'autres chameaux et d'autres paysages de la vallée : 
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4 - Diskit et Hunder.
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5 - Sumur et Panamik, fin de la route.
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d'abord, Sumur (aussi écrit Sumoor ou Sumor),
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On remonte la rive gauche de la vallée de la Nubra.
Beaucoup de maisons dispersées au milieu de champs d'orge et de blé.
Sumur est le premier village important de la vallée. Un vieux
gonpa désaffecté est devenu un endroit propice à la fabrication
du Tchang, cette bière d'orge qu'on boit dans tout le
Ladakh.
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Sumur possède un grand monastère dont la situation est moins
spectaculaire que celui de Diskit, mais qui mérite d'être visité. Il
sert de séminaire pour les futurs moines de la vallée, et héberge
60 jeunes moinillons.
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Le dukang et le gonkang sont décorés de magnifiques statues
et de fresques remarquables, où le bouddha bleu, le
bouddha de la médecine, tient une grande place.
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ensuite, Panamik, dernier village autorisé.
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Panamik est connu pour ses sources chaudes.
Mais il est inutile d'y aller pour cette raison. Les sources ont été
phagocytées par les militaires du camp voisin, qui en ont fait leur laverie
à linge, et leurs bains-douches privés.
En 2006, les militaires sont partis et un projet de réhabilitation
a été lancé.
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La vie suit son cours à son rythme, même dans les endroits les
plus reculés de la planète.
Ces enfants de l'école primaire doivent se demander à quoi
leur servira l'anglais, l'urdu (en alphabet arabe), le tibétain
et le hindi qu'ils ont au programme dès leur première année
d'école primaire.
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"FOREIGNERS ARE NOT ALLOWED
BEYOND THIS POINT"
POLICE
CHECK POST
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Cet écriteau anodin et peu visible doit être respecté. Ma tentative
de passer tout aussi "anodinement", en ayant l'air de me
promener, a provoqué une série d'interjections de la part d'un
guetteur invisible caché dans les buissons.
Ceci n'est plus vrai depuis 2006, la limite est plus loin.
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F I N D E L A
R O U T E
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En 2006, J'ai pu voir que la limite avait été
repoussée quelques km plus loin, jusqu'à Hargam. C'est de là que part
la route qui emprunte un pont tout neuf sur la Nubra et permet d'aller au
monastère d'Enza (5 moines), puis à Murgi, Kuri, Charasa (fin de la
route, 1 guesthouse) et Burma. Un minibus fait le trajet Diskit-Charasa
tous les jours.
Charasa mérite une visite, c'est le plus bel endroit de la vallée.
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6 - Renseignements pratiques.
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(change en 2002 : 7 Rs pour 1 FRF. En 2004, on a 56,5 Rs
pour 1 €, en 2006 plus de 57 Rs, en 07/2008 on a 68 Rs )
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le permis.
Comme pour Dah-Hanu et le lac de Pongong, il s'agit d'un permis
collectif pour 4 personnes minimum, délivré par une agence de voyage
de Leh moyennant 100 ou 200 roupies par personne. Il est valable une
semaine. Il faut fournir une photocopie des 4 premières pages du
passeport, celles qui portent le nom et le visa. Le même procédé (voir
Dah-Hanu) permet de circuler seul avec un permis collectif.
l'hébergement.
On trouve plusieurs guesthouses à Hunder, Diskit, Sumur et Panamik, et
une à Charasa.
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La "Sunrise Guest House" à Diskit offre un excellent
hébergement autant pour le confort que pour la qualité de la nourriture.
Le tout à des prix très intéressants.
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7 - divers.
L'association française "Juley,
enfants du Ladakh" s'est fortement impliqué dans le développement
des écoles de Diskit et de Sumor. Son action s'est développée à
plusieurs niveaux : l'amélioration et la construction de locaux, une
large campagne de parrainage pour aider les familles les plus pauvres à
envoyer leurs enfants à l'école, l'achat d'un bus de ramassage scolaire
qui permet aux enfants éloignés de venir à l'école quel que soit le
temps.
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