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Le récit et les photos de cette page datent de 1990 |
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3 - Le spectaculaire monastère de phuktal
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Le détour vers le
monastère de phuktal est un moment fort de cette marche au Zanskar. accroché
à la falaise entre ciel et rivière, ce "gonpa" est le plus
spectaculaire du Zanskar. Construit autour d'une grotte qui abrite une
source sacrée (interdite aux femmes), ce monastère du XII°s accueille 80
moines de l'ordre Guélugpa, appellé aussi "bonnets jaunes".
autour du temple aux murs rouges s'accrochent les cellules blanches des
moines. ![]() |
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Traditionnellement, les moines ne
doivent se vêtir que de rouge et de jaune.
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Chaque famille des villages de la vallée a un enfant au monastère. Les dons en orge et en beurre de yak (toujours très rance au Zanskar) permettent à ces moines de survivre en échange de prières, de bénédictions, de soins médicaux et de prévisions astrologiques. |
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Un autre rôle social très
important des monastères est l'enseignement de la lecture et de l'écriture.
En 1990, il n'y avait encore aucune école dans les villages, et l'école de padum était loin et minuscule. La situation a évolué depuis, mais reste précaire. ![]() |
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4 - Villages et monastères au long du chemin.
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La marche est facile car
on descend doucement sur une piste empruntée depuis des siècles, mais elle
use les jambes car les journées sont longues.
après phuktal, il n'y a plus de passage à gué. Les dernières passerelles de branchages tressés qui permettaient d'accéder en 1990 à des villages à l'écart de la piste ont disparu aujourd'hui. |
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La chose la plus belle et la plus
surprenante pour celui qui découvre le Ladakh et surtout le Zanskar est la
multitude de murs couverts de pierres gravées de sculptures ou de prières
bouddhiques; la plus fréquente est le fameux mantra :
"OM MaNI paDME HOUM" C'est pourquoi, les pierres s'appellent des "manis". |
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villages
et monastères :
![]() des murs de "manis" : ![]() |
Les voyageurs solitaires pourront mesurer l'extrême hospitalité des
habitants de la vallée. Dans chaque village, à chaque pause, quelqu'un
vous proposera du thé ou du yaourt.
pour le thé, si l'odeur ambiante ne vous a pas déjà mis sur la voie, il
faut préparer ses papilles gustatives à recevoir un choc. D'abord, il est très
chaud, mais ce n'est rien, ensuite il est salé, ça surprend, et surtout
il est "amélioré" avec du vieux beurre de yak dont le goût rance est
à la limite du fétide.
poutant, étant donné qu'il n'y a que ça, on le boit. Ce beurre a été conservé pendant plusieurs années dans des panses de chèvre, sans réfrigérateur bien sûr, ce qui explique son goût relevé. Nulle part ailleurs au Ladakh, on ne trouve de beurre si mauvais. |
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5 - Padum, Sani, Karsha.
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L'arrivée à Padum dévoile
l'immense triangle fertile qui s'étend entre les rivières Doda et Tsarap,
qui se rejoignent là pour former la rivière Zanskar. pour sortir de cette
vallée intérieure, la Zanskar a dû creuser un canyon étroit et abrupt
jusqu'à la vallée de l'Indus. Il n'y a aucun accès ni aucun village dans
ces gorges, et pourtant les Zanskarpas vont à Leh en hiver en marchant sur
cette rivière gelée entre le 15 janvier et le 15 février. Ce fleuve de
glace s'appelle alors le Tchaddar. (Voir les somptueuses photos d'Olivier Föllmi
dans son livre "Le fleuve gelé")
En 1990, les premiers camions Tata ont pu venir jusqu'à Padum, et on démolissait
quelques angles des maisons de terre pour leur faire un passage dans la rue principale.
Bientôt, l'accès des bus et des camions transformera l'aspect de ce village en ruines. La nouvelle route dans les gorges de la Zanskar jusqu'à Chiling et Nimu (qui semble une chose inimaginable quand on connaît le terrain) permettra de relier Padum à Leh été comme hiver. (Voir l'article de IALS dans l'actualité de 2001 ![]() |
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