 Dernier
village de la plaine avant de commencer la marche vers Lamayuru, Pishu
fournit une grande partie des chevaux et des "horsemen" qui
composent les caravanes de trek.
En venant de Zangla, on doit emprunter une longue passerelle de bois
suspendue à des câbles qui a remplacé l'ancienne et célèbre passerelle
de branchages tressés (il n'y a pas de lianes au Zanskar) qui balançait
ses 150 mètres au dessus des eaux boueuses et tumultueuses de la rivière
Zanskar.
On
peut voir le dernier pont de ce genre sur le sentier qui mène du village de
Pipcha à l'école de Bardan (entre Padum et Phuktal). Il a été renforcé
avec des câbles et sécurisé avec un grillage, mais malgré cela, il faut
avoir le coeur bien accroché ou l'inconscience d'un écolier pour
l'emprunter. (revoir la passerelle de Pipcha : )
L'entrée du village est marquée par deux chörtens. Sur le plus grand,
le long cône qui symbolise le feu et sur lequel sont représentés treize
anneaux, est taillé dans un unique tronc sans doute de genévrier, l'arbre
sacré.
Ce village, plus que tout autre, baigne dans une odeur de bouses de yaks
que l'on voit sécher sur les murets des enclos qui entourent chaque maison.
Pas
de monastère de moines à Pishu, mais à l'écart du village, un gonpa de
nonnes, un chomo gonpa, entouré d'un mur de pierre. Il faut absolument
aller y visiter le dukhang. Cette salle est décorée de fresques anciennes
en très bon état.
Dans la journée, les 10 nonnes sont occupées à divers travaux dans le
village, mais il en reste toujours une qui vous ouvrira la porte du dukhang.
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