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En été, le plus beau moyen d'aller au Ladakh est la route de Manali à Leh, à travers le Lahaul et le Rupshu. C'est une route vertigineuse dans un décor grandiose et démesuré. Avant le passage du dernier col, le Tanglang La 5400m, la route emprunte pendant des heures le plateau sans fin du Rupshu. Immense étendue semi-désertique où l'on peut apercevoir de loin en loin les tâches noires des campements de nomades et leurs troupeaux de yaks et de chèvres. Derrière les collines, à l'Est, tout près du Tibet, s'étendent des lacs d'eau douce ou d'eau salée qui reflètent, en l'accentuant, le bleu intense du ciel à cette altitude.
le Tso Moriri
Le Rupshu se divise en trois régions : le Korzok avec le Tsomo_Riri ci-dessus (4595m), le Samad Rokchen avec le Tso Kar, et le Kharnak qui n'a pas de lac.
Plus au nord, le très long lac de Pangong fait partie du Chang Thang, dont il ne reste au Ladakh qu'une minuscule bordure, l'ensemble de ce haut-plateau ayant été envahi par la Chine en même temps que le Tibet.
Chörtens de Korzok et le Tso Moriri A 4600 m d'altitude, Korzok est l'un des plus hauts villages du Ladakhle village de Korzok.

La piste refaite récemment permet aux véhicules 4X4 de circuler en hiver. Elle passe par un petit col à 4800 m et longe le beau lac salé de Kiagar tso. le Kiagar Tso

Les murs de mani de Korzok et de tout le plateau du Rupshu exposent de très belles pierres gravées quelques pierres gravées.

A la fin de Juillet ou au début d'Août, la fête du monastère cérémonie de Gustor au monastère se déroule dans une ambiance plus sereine que les fastueuses cérémonies des grands monastères.
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Sur cet immense plateau peuplé de solitude, plus rien n'existe, pas même le temps. Seule une frénésie d'immensité,(ou d'éternité ?), incite à aller plus loin voir ce qu'il peut y avoir au delà du vide désertique qui nous entoure. Il est presque certain qu'il n'y a rien au delà des collines et des montagnes qui barrent l'horizon, mais plus loin,  au delà de ce rien, il y a peut-être quelque chose ! Alors, on marche. Pour rien. Pour voir. Pour savoir. Alors seulement, on saura qu'il n'y avait rien à voir, ou presque rien. Mais ce rien, ici c'est la vie : un troupeau d'ânes sauvages, de kyang, se repose dans un vallon, des loups sont venus boire à un ruisseau, ou des nomades ont installé leur campement provisoire tout près des étoiles.
le plateau du Rupshu (panorama 180°)
tente nomadeSur cet immense plateau du Rupshu, les nomades visite sous la tente (les Rupshupa) sont divisés en trois groupes installés sur trois aires géographiques bien délimitées, chaque groupe ayant un itinéraire distinct de déplacement.
Ces trois aires ont pour nom : Kharnak, Samad et Korzok.
En bordure du plateau,  dans les hautes vallées de Markha ou de Tsarap, on trouve des transhumants venant des villages de ces vallées, mais le plateau proprement dit est habité par de véritables nomades qui changent d'emplacement tous les mois, pour amener leurs troupeaux de chèvres la traite des chèvres et de yaks sur de nouveaux pâturages.
jeunes bergères nomades
le lac salé de Kiagar Tso
suiteLe Kiagar Tsohaut de page
le lac salé de Tso Kar
Le Tso Kar
le camp d'hiver de TsartsapukL'immense cirque à fond plat qui retient les lacs de Tso Kar et de Tsartsabuk (ou Startsapuk) est l'endroit où les familles nomades de la région de Samad s'arrêtent pendant les 3 mois d'hiver. Ils se regroupent en plusieurs petits hameaux. L'un d'eux, Thukje le village et les 2 temples, possède un minuscule monastère administré par un moine de Korzok, ainsi qu'un hôpital financé par des canadiens, un entrepôt communal pour stocker les vivres et un nouveau temple.
A l'Est du cirque, le très beau lac bleu de Tsartsapuk, reçoit les eaux glacées du torrent de Nuruchen. Deux hameaux campement d'hiver de Tsartsapuk inhabités en été permettent de voir comment s'organise la survie pendant l'hiver.
le village de Tukje
le Tsartsapuk tso, lac d'eau douce
le Tsartsapuk Tso
GUIDE PRATIQUE
 
le permis
Pour l'obtenir, il faut fournir une photocopie des 4 premières pages du passeport (celles qui portent le nom et le visa). Compter 24h de délai, si le lendemain n'est pas un jour de fête ou un jour férié.
Penser à faire des photocopies du permis, car le check post en garde une à l'aller et parfois au retour. Il y a un check post à la sortie de Upshi, un au pont de Mahe, et un autre à l'entrée de Korzok.
 
le trajet et les check-posts
Pour aller à Korzok pendant l'été, il y a un bus tous les 10 jours : les 10, 20 et 30 de chaque mois. Le trajet dure un peu plus de 9h pour 220 km. Le bus revient à Leh le lendemain. C'est un bus public, avec réservation la veille à 15h, au bus stand. La rareté des bus et la brièveté du permis rendent le taxi presque indispensable pour venir ici.
 
l'hébergement
Le seul village habité du plateau est Korzok, sur le bord du Tsomoriri.
Jusqu'au 15 septembre, des camps de toile au confort moyen avant le village et très confortables après le village, sont installés pour les touristes. De nombreuses maisons du village ont adhéré au système des homestays, et proposent une pension complète aux visiteurs.
il faut payer 100 Rs au monastère pour planter sa tente dans un champ près du ruisseau.
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